La rupture conventionnelle est comme son nom l'indique une "Rupture", une fracture entre ce qui a été et ce qui sera. C'est forcément un moment peu agréable et qui va générer des doutes et des frottements. Mais c'est le chemin incontournable pour envisager un nouveau démarrage professionnel sans stress et pression financière.

Si cela peut aider au moins une personne, voici la façon dont cela s'est déroulé pour moi.

Première étape c'est la préparation du terrain.

Evitez surtout de vous présenter un matin avec la bonne idée d'annoncer votre choix à votre employeur. Au contraire prenez bien le temps de murir la démarche.

Pensez tout d'abord que, si vous êtes à l'initiative de la demande, votre employeur sera en position de force, il pourra refuser votre demande ou bien l'accepter en mettant ses conditions en terme de finance et de timing. Alors pour augmenter vos marges de manoeuvre, il faut rendre ce choix incontournable pour votre entreprise, il faut démontrer que c'est LA solution la meilleure, la plus rapide et la moins coûteuse. 

De mon côté, je me suis appliqué sur les 9 mois précédents ma demande, à régulièrement informer mon management de ma baisse de motivation, à souligner que mes performances n'étaient plus au top et qu'il serait temps que je songe à changer de fonction. Plus l'échéance était proche et plus j'orientais ce besoin de changement vers quelque chose de plus radical comme "une pause", "un congé sabbatique". 

Afin de créer des marges de négociation, il faut faire ressortir tous les problèmes entre vous et l'entreprise, même les plus minimes. Chargez la barque ! Mettez de côté votre orgueil et n'hésitez pas à souligner ce qui ne va pas, de façon régulière : manque d'intégration dans les équipes, baisse d'efficacité, manque de motivation. Sans créer de conflit, refuser des projets, refuser des propositions d'évolution, limiter votre présence aux événements d'entreprise. Un employé dont l'entreprise serait parfaitement satisfait aura beaucoup de mal à obtenir une rupture conventionnelle.